Affichage des articles dont le libellé est Bestiaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bestiaire. Afficher tous les articles

vendredi 30 mai 2008

Les centaures


Les centaures sont des êtres mi hommes-mi cheval de la mythologie grecque. Le mot centaure provient du grec Kentein « Piquer » et Tauros « Taureau ». Selon la légende, ils auraient le buste, la tête et les bras d’un homme et le reste du corps d’un cheval. Peut être est-ce parce que dans les campagnes reculées de la Grèce quand on vit pour la première fois des cavaliers, on crut que l’homme et sa monture ne faisait qu’un ?

Les Centaures vivent en troupeau avec leurs compagnes les Centauresses, dans les forêts et les montagnes. D’après la mythologie, ils se divisent en deux grandes familles :
Les descendants d’Ixion et de Néphélée (une Nuée)
Les fils de Philyra et de Cronos.

Les sujets de la première famille sont des brutes sauvages, s’enivrant dés qu’ils le peuvent et très portés à enlever et à violer les femmes. Les plus connus de cette famille sont Nessos et Eurythion.

Dans la deuxième famille, les représentants sont tous de fins philosophes et des professeurs hors pair. Le plus connu Chiron fut le précepteur de nombreux héros tels que Jason, Achille, Héraklès (Hercule). Atteint par erreur d’une flèche d’Héraklès, Chiron, souffrant le martyre, demande à Zeus de le laisser mourir (il est immortel) et celui ci en récompense de ces bienfaits le place au ciel pour représenter la constellation du Sagittaire.

Toutefois, les représentants de la première famille sont les plus nombreux. Pour les hommes, ils représentent la concupiscence sauvage et brutale et sont l’image même de la double nature de l’Homme. Ils sont l’antithèse des chevaliers.

lundi 5 mai 2008

Les Sorcières

Depuis la nuit des temps, l’Homme a craint ce qu’il ne connaissait pas. Il s’est ainsi forgé, au cours des siècles, tout un bestiaire de personnages horrifiques. Parmi ces illustres figures, la plus connue est, sans nul doute, la sorcière. Femme inquiétante ayant fait un pacte avec le diable ou gardienne des anciens rites et secrets de la nature, qui est-elle ? C’est ce que je vous propose de découvrir !

En 589, lorsqu’il apparaît pour la première fois, le mot sorcier désigne alors un paysan. Ce n’est que bien plus tard, vers 1480, que la sorcière sera crainte et persécutée comme un être malfaisant. A l’époque du Moyen-âge, les sorcières étaient surtout des guérisseuses versées dans l’art de soigner par les plantes. Elles possédaient des connaissances très pointues sur les vertus médicinales des herbes et s’en servaient pour faire des remèdes et des onguents.

Ajoutez à cela une petite mise en scène adéquate, la crédulité et la foi des gens qui viennent les voir et vous obtenez l’image type de la sorcière telle que l’on se la représente encore aujourd’hui.


Depuis les images que l’on voit à Halloween, en passant par la fameuse sorcière du « Blanche Neige » de Walt Disney, elle est toujours représentée comme une vieille femme, bossue et très laide, toujours accompagnée d’animaux tels que le chat noir, la chouette ou encore le crapaud. Toutefois, cette image n’avait pas cours lors du Moyen-âge ou toute femme quelle qu’elle soit était susceptible d’être une sorcière.

Cela s’explique par le changement de statut des femmes au cours du XIVème siècle, l’allongement de l’espérance de vie voit l’apparition de « vieille femme » que l’art et la littérature n’ont de cesse de dénigrer et de montrer du doigt. De plus, quand l’on parle d’une belle jeune fille ce n’est plus désormais que pour démontrer sa lubricité et sa perversité naturelle.


C’est au XVIème siècle que la sorcière campagnarde se change en une personne diabolique ayant fait un pacte avec le diable.

C’est dans un contexte d’épidémie et d’instabilité politique que commença la fameuse chasse aux sorcières, qui dura près de deux siècles et fit environs 50 000 victimes.

Après les lépreux et les juifs, elles apparaissent aux yeux de la chrétienté comme les boucs émissaires idéales de tous les maux.

Tout commençait, par une rumeur, une dénonciation. Le seul crime de ces femmes ? Etre trop vieille, trop jeune, avoir une mauvaise réputation ou simplement être détestée par quelqu’un.

Une fois la soi-disant sorcière identifiée on fait appel à des spécialistes qui confirmeront les soupçons. Puis le procès démarre. L’accusée est déjà condamnée et l’on se contente de faire avouer cette pauvre femme sous la torture. Enfin vient le supplice. Que ce soit la corde ou le feu, la mort est rarement douce pour une sorcière.


Le mythe de la sorcière, à l’origine bénéfique, finit ainsi perverti par la religion et dotée d’une mauvaise réputation. Heureusement, depuis plusieurs années, les sorcières commencent à être réhabilité par un regain d’intérêt pour l’occultisme. Celles d’aujourd’hui pratiquent la Wicca et sont revenues au source du pouvoir : la nature.